Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

b-foot.overblog.com

b-foot.overblog.com

L'actu Foot analysée, commentée, critiquée... différemment.


Meister !!

Publié par Florian sur 7 Avril 2013, 11:10am

Catégories : #Bayern, #FCB, #Bundesliga

Meister !!

Le premier titre des grands championnats est attribué ! A six journées de la fin, le Bayern de Munich a été récompensé du titre de la Bundesliga allemande, au terme d’un parcours extraordinaire… l’occasion de faire un petit focus sur un club peu médiatisé malgré ses nombreux atouts par rapport à d’autres grands d’Europe.

33 victoires en 40 matchs officiels cette saison.

C’est simple, pour moi le Bayern est le club idéal du moment. Constatez plutôt leur saison incroyable : l’équipe totalise 75 points au bout de 28 journées de championnats, soit presque 2.7 points par matchs ! Le parcours est presque parfait : premier du début à la fin, les Munichois n’ont perdu qu’une seule fois en championnat. Ils sont actuellement dans une série de 13 victoires d’affilées. Et ils ne gagnent pas que par un but d’écart : 78 buts marqués, seulement 13 encaissés. Qui dit mieux dans le monde? Personne ! Je ne suis même pas sur de faire un exercice comme ça à Fifa (pourtant, pas faute de m’entraîner !). Le triplé Championnat-Coupe-LDC est encore possible : en ballotage très favorable pour atteindre la demi-finale de la coupe d’Europe, ils sont déjà à ce stade en coupe d’Allemagne.

Cette dynamique n’est pas récente, le Bayern a été finaliste de la Ligue des Champions en 2010 et 2012. J’aimerais attirer l’attention sur un personnage qu’on voit peu malgré la réussite, l’entraîneur des Bavarois, Jupp Heynckes. Qui ça ? Effectivement, on est loin de la médiatisation et du charisme des Mourinhio, Guardiola, Ancelotti et autres… mais le résultat est là ! Victorieux de l’Euro 72 et de la coupe du monde 1974 avec l’Allemagne, il avait déjà entraîné Munich de 88 à 91, (2 championnats) avant d’être remercié. Ce fut, de l’aveu même de Hoeness, président du Bayern « la plus grosse erreur de sa carrière ». Revenu au club en 2010 après une ligue des champions avec le real (1998) et des parcours brillants avec Schalke 04 et Leverkusen, il a une fois de plus imposé sa patte et son style. Le jeu produit par son équipe s’est transformé avec son arrivée : aujourd’hui l’un des plus agréables d’Europe, sans doute le plus efficace. Le FCB est capable de tout faire : monopoliser le ballon (comme le Barça) mais aussi de percuter (bien mieux que les Catalans). A ce titre, la double confrontation Barcelone-Bayern en demi-finale (je ne crois pas trop aux chances des Parisiens) s’annonce exceptionnelle. Avec le Real, les Munichois sont les seuls à pouvoir rivaliser avec l’ogre espagnol sans bétonner derrière et attendre un miracle, comme ce fut le cas pour l’Inter en 2010 et Chelsea en 2012.

11, 1 millions d’euros de bénéfices en 2012 !

Tout cela est bien beau, mais qui est donc le mécène qui intervient au club pour permettre ces résultats ? Elle est bien là la surprise. Point besoin de riches donateurs, le club est bénéficiaire ! Oui oui, le club gagne de l’argent chaque année ! Un « match économique » avec les deux clubs espagnols cités précédemment tournerait au massacre pour les Ibériques qui accusent tous deux une dette pharamineuse, au contraire des réserves conséquentes accumulées par les Allemands. Cette prouesse été rendue possible grâce à une gestion rigoureuse: le club est en excédent depuis 20 ans sans aucune année de perte ! Pourtant, les recettes liées aux droits TV ne sont pas extraordinaire : 40 millions en 2012 contre 135 pour le Real ! La première force de FCB est le sponsoring, Deutsch Telecom paye 25 millions pour voir son nom à côté de la marque Bayern. Bien d’autres partenariats sont noués, le plus célèbre d’entre eux étant Adidas, actionnaire à 10% du club tout comme Audi. Au total, les sponsors rapportent près de 100 millions au club, plus que la plupart des chiffres d’affaires des clubs de ligue1 ! Le spectateur est aussi choyé : on décompte ainsi 3000 fans clubs et 20 millions de supporters ce qui en fait la 5ème équipe la plus populaire d’Europe. Le prix des places est relativement bas. Les fans dépensent donc plus en produits dérivés : chaque spectateur fait gagner directement 14€ au club, deuxième ratio d’Europe après la Juve.

Le Bayern se caractérise surtout par des dépenses contrôlées, un vrai exemple de la « rigueur allemande ». Les salaires sont maitrisés : ils ne représentent que 50% de la masse salariale du club, contre 107% à Man City ! Le joueur le mieux payé est 13ième au niveau mondial, payé deux fois moins que Messi et Ronaldo (13 millions tout de même). Au contraire, le club mise sur ses jeunes pousses issues du son centre de formation, dont sont sortis Müller, Schweinsteiger, Lahm, Badstuber… Le club Bavarois a d’ailleurs longtemps refusé la concurrence des transferts. Encore aujourd’hui, les transferts sont « raisonnables » pour une équipe de ce standing : 30 millions d’euros pour s’offrir Ribéry, Gomez ou Robben étalé sur plusieurs saisons quand le real craque pour s’offrir Ronaldo (94 millions si vous l’aviez déjà oublié). On peut aussi comparer avec les investissements colossaux de Paris ces deux dernières années. Cette rigueur est une philosophie à tel point que le Bayern a refusé l’ex joueur de Man United Berbatov récemment car il demandait un salaire trop important à leurs yeux !

Uni sous les couleurs de la Bavière

Enfin, une fois arrivé au FCB, les footballeurs y restent ! C’est un signe de bonne santé des clubs, et de stabilité. Sans leur proposer des salaires, mirobolant comme nous venons de la voir, la force du Bayern consiste dans une structure familiale composée pour l’essentiel d’anciens joueurs comme l’actuel président du club. Le club intègre les joueurs symboliques dans le staff : L’exemple typique est bien sûr Gerd Müller, attaquant emblématique du Bayern dans les années 1970, que le club a sorti de l’alcoolisme et à qui il a offert un rôle dans le staff. Le FCB insiste beaucoup sur ses valeurs régionales : qui ne s’est jamais moqué de la tenue de Ribéry lors de l’annuelle fête de la bière en Munich ? Les joueurs y sont tous conviés, ce qui participe à mon sens à la construction d’un effectif soudé qui se voit en match ! Et quoi de mieux qu’une bonne ambiance dans le club pour convaincre un joueur de rester ? Le vestiaire semble bien vivre, loin des agitations et des clashs au Real, A Manchester city, ou des déclarations nostalgiques des néo-parisiens.

Aujourd’hui, le Bayern est la preuve que l’on peut gagner au foot sans perdre chaque année des sommes astronomiques. Une gestion rigoureuse des comptes, un centre de formation performant, un stade à la pointe et toujours rempli. La Bayern, comme beaucoup de clubs allemands, a un temps d’avance sur tous les clubs européens, et redore l’image du foot. Si on s’en inspirait?

(Florian)

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents