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L'actu Foot analysée, commentée, critiquée... différemment.


L’Euro 2020 sans domicile fixe

Publié par Macky sur 22 Septembre 2014, 08:51am

Catégories : #EURO2020, #Platini

L’Euro 2020 sans domicile fixe

Bakou, Copenhague, Bucarest, Bruxelles ou Budapest… Passionnés de football, voilà entre autres les villes où il fera bon vivre en Juin 2020. Non vous ne rêvez pas, itinérant dans six ans, l’Euro se jouera bien partout, mais nulle part...

Un Euro dénaturé

Alors évidemment, il est toujours un peu facile de critiquer les politiques et choix mis en place au plus haut des instances sportives européennes. Plus facile encore, lorsqu’on sait que notre chère et tendre « Platoche » dirige la manœuvre, non pas qu’il soit critiquable sur tous ses faits et gestes (c’est un tout autre sujet, dont j’ai mon avis bien tranché), mais au moins, la thèse du chauvinisme pourra être ajournée, assurément. Je suis français, mais Platini… Comment dire ?

Tentons alors de comprendre cette envie profonde de chambarder le football européen chère à notre icône national. Pourquoi et dans quel but a- t-il décidé d’innover en la matière ? Telle est la question.

Pour ses soixante ans, le championnat d’Europe ne méritait pas meilleur présent. Révolution totale et changement de format pour l’occasion ! Cadeau.

Passée un peu à la trappe du fait de l’abondance d’actualité ces derniers temps, il y a trois jours, la nouvelle tant attendue tombait. L’essence même des coupes d’Europe organisées jusque-là serait modifiée. L’Euro 2020 se jouera dans treize villes européennes qui ne sont autres que Londres, Munich, Bakou, Rome, Saint-Pétersbourg, Amsterdam, Dublin, Bilbao, Budapest, Bruxelles, Glasgow Copenhague et Bucarest.

Si la volonté d’organiser un championnat d’Europe transnational était bel et bien acté depuis longtemps, la décision des stades définitifs elle, s’est fait attendre. Mais ça y’est, tout est connu, tout est claire, reste plus qu’à, dira –t-il. Alors ce souhait relève-t-il de l’absurdité ou bien au contraire, d’un quelconque progrès ? Aberration ou avancée ? Stupidité ou bienfait pour le football ?

Cessons ces politesses, c’est une véritable connerie à mon goût !

Platini « le petit père des peuples »

Alors même après avoir cherché, fouillé, creusé au plus profond, tenté d’avancer des arguments crédibles et convaincants pro-Platini allant dans le sens d’un projet profitable pour le développement du football européen, je n’en ai trouvé qu’un. Peut-être par manque d’intelligence ou de discernement, un unique prétexte m’est venu à l’esprit.

On le sait, « Platoche » affectionne tant les grandes terres de football que sont les ex-pays du bloc soviétique et consort. Vous savez ces pays de l’extrême Europe de l’Est connus pour leur goût du football très prononcé, leurs stades pleins et surtout, leurs infrastructures à en faire pâlir les plus grandes arènes du Monde entier.

Ironie à part, le Ludogorets Razgrad ou le NK Maribor en Ligue des Champions, le Qarabag Agdam, le Dnipro Dnipropetrovk, le Dynamo Minsk ou le Metalist Kharkiv en Europa League, c’est lui, dans un souci d’élargir à tous l’accès aux plus grandes compétitions européennes. Intéressant.

Alors non, mon propos n’est pas de désapprouver cette politique, bien au contraire ! Mais de constater que cet entêtement n’est pas tout jeune. Car si bien de choses peuvent lui être reproché, personne ne pourra nier le fait que Platini raffole des « petits ».

Bien connu pour favoriser l’aspect football au profit du côté business, le président de l’UEFA a très souvent essuyé bon nombre de critiques à ce sujet. Mieux, dans son programme de campagne, le principe d’universalité faisait figure, celui d’un « projet d'élargissement du nombre d'équipes participantes passant de 16 à 24 lors des championnats d’Europe (pour permettre à des pays d'avoir leur chance) ». Etait inscrit aussi la volonté de limiter à trois le nombre de clubs par nation directement qualifiés pour la Ligue des Champions, permettant à des territoires rarement représentées d’y participer.

Par le biais de cet Euro 2020, Platini permettrait donc à des pays tel que l’Azerbaïdjan (et son stade à Bakou, qui malgré son appellation coûtera très chère), de recevoir un évènement interplanétaire, très regardé et par la même occasion de développer son propre football. Voilà la seule raison plausible et respectable, autre que les festivités d’anniversaire prises pour motif.

Après, pour les rapports qu'entretient Platinti avec ce pays, cela relève du détail. Et la décoration de l'Ordre de Gloire par le président Ilham Aliev (la plus haute distinction nationale), accessoire... Aucune affinité non... Crédules sommes-nous.

Un Euro sans toit

Mais au-delà de ça, c’est la quintessence même de la Coupe d’Europe qui est mise de côté. Rendre nomade la compétition et la faire louvoyer de ville en ville n’est-il pas une perte de repère pour tous ? Plus de pays organisateur. Quel lieu central où tout se passe, où tout se vit, se rencontre et se vibre pendant un mois ? Bonne question. Car mise à part la capitale londonienne qui servira de pseudo QG par la force des choses, honorant les demis et la finale, pour le reste, difficile de créer une réelle euphorie et dynamique de compétition.

En 2010 pour la Coupe du Monde sud-africaine, l’idée avait été imaginée au sein de la plus haute instance mondiale. Forte heureusement pour le football, Blatter avait éconduit le concept d’une Coupe du Monde se jouant dans tous les pays du continent. À raison.

Consolation cependant, nous avons évité le pire. En Octobre 2013, « Platoche » envisageait d’ouvrir l’Euro 2020 à des équipes non-européennes telles que le Brésil ou l’Argentine pour « relever davantage le niveau de la compétition »… WTF ? Un canular ? Rien qu’une petite fantaisie, superflue et sans intérêt, heureusement pour l’instant mise en veille. Mais pour combien de temps ? …

Enfin, il y a quelques jours, Michel Platini renonçait logiquement à une candidature pour la présidence de la FIFA, réaliste face au sacro-saint qu’est Sepp Blatter, juste intouchable malgré les polémiques. Ouf ! Nous ne verrons pas de Coupe du Monde 2026 sur la Lune ! Quoi qu’avec Blatter pas sûr que nous perdrions au change. Car l’ineptie Qatar, en soit, n’est pas aux antipodes du projet Lune…

(Macky)

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