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L'actu Foot analysée, commentée, critiquée... différemment.


Pas encore passé ce cap …

Publié par Macky sur 9 Avril 2014, 10:34am

Catégories : #PSG, #LDC, #Chelsea

Pas encore passé ce cap …

Quelle désillusion ! Difficile à y croire tant les 78% de chance de se qualifier pour Paris nous laissait rêver à cette place tant attendue dans le dernier carré, mais la fête est bel et bien terminée. K.O le PSG ....

Ces matins là ...

Il y a des matins où l’on préférerait rester au pieu, boycotter son réveil et ne jamais mettre le pied à terre sachant que tout est terminé. Vous savez ces lendemains de soirée un peu trop arrosée, gueule de bois et mal de crâne persistant dès le lever du jour. Tout cela ajouté à ta chère et tendre (maintenant ex) qui t’a largué en fin de soirée, alors que tu croyais l’avoir dans la poche (aux environs de 23h). Avant que tu te mettes définitivement dans un tel état, regrettable … Ah les joies du foot.

Pourtant pas supporter parisien à l’accoutumée, mais bleu blanc rouge d’un soir car solidarité française avant tout, voilà mon état d’esprit en ce mercredi matin, lendemain de fête qui a mal tournée oblige.

On pourrait se rassurer avec ce pseudo-dicton, « Une de perdue, dix de retrouvées » ! Enfin ici, une de perdue… seulement deux de retrouvées. Entendons par là, Championsleague de perdue, Ligue 1 et Coupe de la Ligue de retrouvées. Pas la même saveur non… Ce dicton n’a aucun sens ! C’est elle que je voulais ! La Championsleague, pas la Coupe au moustachu Thiriez sans intérêt. Comme si la fille parfaite me larguait pour retrouver dix camionneuses, un brin en surpoids, à la mauvaise haleine et chaussants du 46… Une de perdue, dix de retrouvées, c'est certain, mais à quel prix…

Suffit de se pencher sur les primes promises par le patron qatari à ses joueurs. 1 million en cas de titre européen, opposé aux 400 000 et 50 000 alloués respectivement pour la Ligue 1 et la Coupe à Thiriez ! Pas la peine de vous faire un dessin, cette année était celle de la Ligue des champions ! La pilule va être difficile à avaler dans la capitale …

Mais inutile de trop s’apitoyer sur son sort, tels sont les mots de Blaise Matuidi « il faut vite se reconcentrer sur la suite et le championnat ce week-end, la saison n’est pas terminée ». Donc finies les doléances et les lamentations, il faut passer à autre chose ! Parlons foot, maintenant !

Encore trop juste pour 2014

On attendait impatiemment LA double confrontation face à un grand d’Europe, on l’a eu.

On attendait soucieusement de voir ce que donnerait ce PSG 2013-2014, bourré de talent, impitoyable en Ligue 1 et même intraitable jusque-là en LDC, on l’a eu aussi.

On attendait anxieusement ce vrai test pour les hommes de Laurent Blanc, dans une grande arène européenne à l'odeur de trophées, opposés à l’un des plus grands tacticiens du continent, pour le compte d’une intense soirée attendue par tous. Et bien on l’a eu… mais différemment qu'imaginée.

La faute à qui ? A quoi ? Pourquoi ?

Au premier ressenti, je viserais quatre personnes ! Les trois stars parisiennes et Mourinho.

Cavani d’abord. On allègue souvent que ce sont les stars qui font les grands matchs, toujours au rendez-vous. Cavani n’est-il donc pas uns star en ce sens ? Evidemment qu’il l’est ! Mais à force de nous rabâcher qu’il veut jouer dans l’axe il se met tout seul sur le côté (au sens propre comme au figuré). Oui Cavani est en partie responsable de cette élimination. Il manque trois occasions en contre, qui, s’il en met une au fond, change littéralement l’issue du match. Quoi qu’il en soit, il y a des soirs où ça ne veut pas rentrer…

Ibrahimovic ensuite, malgré lui. Ici, ce n’est pas sa présence, mais son absence qui aura été fatale aux parisiens. C’est définitif, clair et officiel, Paris orphelin d’Ibrahimovic n’est pas la même équipe, et ne peut rien espérer, pas même tenir une avance de 3-1 sur 90 minutes. « L’Ibradépendance » a clairement sauté aux yeux de tous hier soir, au plus grand dam des derniers irréductibles, convaincus que sa blessure favoriserait la pleine d’expression de certains et bonifierait le collectif … No comment.

Au-delà même de l’esprit, de la confiance positive et la sérénité considérable que transmet le Suédois à ses coéquipiers, jouer avec Zlatan en pointe de l’attaque modifie littéralement l’animation offensive. Lui en faux numéro neuf décroche, Cavani défend. Lui distribue, Cavani la joue solo. Lui, est un point de fixation, Cavani est introuvable. Attention il ne s’agît pas de descendre l’uruguayen, mais de le trouver meilleur associé à Zlatan. Même bien meilleur.

Laurent Blanc enfin, mais à contre-coeur. « La meilleure défense c’est l’attaque ». Blanc avait choisi, il ne l’entendait pas de cette oreille. Pourtant biens en place défensivement en première période, les franciliens se font punir sur une touche, Lucas comme souvent, désintéressé défensivement est trop passif à ce niveau-là de la compétition…

Mais plus les minutes défilaient, plus Blanc se repliait derrière. Recroquevillé dans sa moitié le PSG ne pouvait que craquer. Deux barres transversales sonneront l’alerte une première fois, avant l’issue cruelle, mais plutôt logique après coup. Ce qui devait arriver, arriva. A force de trop reculer, Paris finissait par céder.

Quoi qu’il en soit, plus d’un l’aurait joué à l’identique. Pas un crime de faire rentrer Marquinhos dans les dernières minutes, ajouter un cinquième défenseur sur le front pour faire bloc, tant ses hommes sont en difficulté derrière et peine à encaisser les affronts adverses. Imaginons cinq secondes Blanc faire rentrer un offensif (prenons Menèz, au hasard), avec le même scénario. C’est sa tombe qu’il aurait dû creuser !

Il y avait donc le Mou’, à point c’est tout…

Une défaite pour l’avenir

Après mûres réflexions et une bonne nuit de sommeil, je changerais mes accusations, dédouanant Laurent Blanc, victime de son manque d’expérience européenne.

A l’inverse, son homologue portugais, adepte de ces soirées sous hautes tentions s’est régalé. Sa pleine maitrise des scénarios, et son flair hors du commun le récompense une nouvelle fois. Son choix de repositionner David Luiz en tour de contrôle (excellent dan son rôle hier), et de lancer au moment opportun son trio offensif lui donnent encore une fois raison. Quelle leçon de coaching !

Comment gérer ces matchs retour ? Attaquer ? Défendre ? Marquer ce but ou ne pas en concéder ? Voilà les questions que s’est posée Blanc hier soir. Il en a les réponses. Relativisons, cette élimination n’est qu’une étape dans la construction de ce nouveau PSG. Nul doute qu’à l’avenir ce genre de match lui servira. Inutile de vous dire que c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Les Blues ont dû perdre pour gagner. Paris perd maintenant mais gagnera demain, assurément.

Soucieux de ne pas vouloir trop se mouiller, et être sûr de ne pas dire d’énormités, tous attendions ce match pour situer définitivement le PSG cette année. Qu’en serait-il face à un grand d’Europe ?

Même si la qualification ne s’est jouée à rien, les détails ont fait la différence. Paris ne fait donc pas encore parti du cercle très fermé des très grands clubs européens.

Il fallait passer ce cap, le PSG n’avait jamais été aussi près, mais en vain…

La marche était trop haute pour 2014.

Mais ce n’est que partie remise, qu’il n’en plaise à certains, Paris sera encore là en Avril 2015, et pour longtemps.

(Macky)

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