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L'actu Foot analysée, commentée, critiquée... différemment.


Les salaires en option ?

Publié par Macky sur 31 Janvier 2014, 10:27am

Catégories : #-Business, #-Liga

Les salaires en option ?

Le Mercato hivernal touche à sa fin. Pendant que certains en ont profité pour renflouer leurs caisses ou s’adonner à certains plaisirs, d’autres, moins fortunés, sèchent quand il s’agît de verser l’appoint mensuel. Alors pourquoi et comment passer du club prospère au radin et fauché de service ? ... Le paradoxe du riche que pour lui.

Grève de salaire ? Grève de match !

Pour l’intérêt du développement, commençons le propos par mettre de suite quelques idées reçues de côté car je vous vois venir à des kilomètres ! Non ! Même si les Footballeurs gagnent des millions, des milliards et ont tous les avantages du monde, rien ne justifie, ne légitime ou même n’adoucie le fait qu’ils soient privés de salaires ! Travailler sans être rémunéré à un nom, inutile de vous faire un dessin …

Il est vrai qu’avec ces flux de joueurs se négociant à coups de millions d’euros sur la planète football, voir des joueurs faire grève pour salaires impayés semble totalement anachronique. Et pourtant, les joueurs de Santander ne vivent pas dans le passé. Pas payés depuis trois mois, ils ont logiquement décidé hier de ne pas disputer leur quart de finale retour de « Copa del Rey » contre la Real Sociedad. Par conséquent éliminé de la compétition, le Racing s’expose à une exclusion du Championnat la saison prochaine ainsi qu’à une amende… anecdotique dirons-nous.

Alors, comment passer d’un club de Liga, serein financièrement et sans aucun problème d’argent, à un club anonyme de troisième division, en cessation de paiement, et pour le coup, en grève de salaire ? Telle est la question.

Du messie au bourreau

Tout allait pourtant si bien au large de la ville portuaire de Santander. Deux fois demi-finalistes de la « Copa del Rey » en 2008 et 2010, habituellement classés dans les huit premiers en Liga, et même récompensés en 2008 par une première participation en Coupe de l’UEFA (Pas encore Europa League), les Verdiblancos vivaient une existence pour le moins paisible.

Comme souvent, le Foot étant et business oblige, la réponse se trouve du côté des actionnaires. L’histoire commençait quand Ahsan Ali Syed, riche homme d’affaires, rachetait le club pour la modique somme de 40 millions d’euros le 22 Janvier 2011 et affirmait plein d’ambitions, « Je veux bâtir une équipe européenne, comme Malaga ou City », prévoyant d'investir près de 100 millions d'euros dans le club d'ici 2015. Plutôt tentant non ?

Mais fortuné ne voulant pas dire (forcément) intelligent, le club mal géré financièrement (et sportivement, évidemment) glisse en Mai 2012, en deuxième division. Dès lors, la descente aux enfers ne faisait que commencer… La gestion sportive n’allant pas en s’arrangeant, le Racing subit une seconde relégation consécutive. Vous l’aurez compris, le club n’assumera plus jamais financièrement jusqu’à sans prendre à ses propres joueurs… Rééquilibrage des finances signifiant grève générale des salaires… Ah bon …

Ces riches qui n’ont pas un sous

Mais malheureusement, l’épisode Santander n’est en réalité pas un cas isolé. Rappelons-nous du cas Abdeslam Ouaddou.

Non payé depuis six mois dans son club Qatari il affirmait au micro d’RMC Sport : « Il y a plusieurs joueurs qui n’étaient pas payés. On n’a jamais pu rencontrer les dirigeants. Ils ne voulaient pas discuter avec nous ». Alors certains diront pour l’accabler et auront certainement raison, que « c’est à ses risques et périls d’aller près du pétrole » ! Et rajouteront qu’il est possible de gagner gros, très gros, mais aussi de retomber bas, très bas, et très vite.

Ouaddou n’aura malheureusement pas connu la première hypothèse. « En plus, je jouais dans le deuxième club du propriétaire du PSG (Ndlr : Qatar SC, propriété du Prince héritier Tamim ben Hamad Al Thani) », autant dire que le club ne devait pas trop souffrir de problèmes d’argent. Non, sûrement déçu des qualités extraordinaires surestimées d’Abdeslam … Enfin bon ce n’est pas le propos, car même désenchanté, le salaire doit être versé non ? Du moins, en Europe. Après le Qatar est si différent que … Non arrêtons-nous là, il faudrait des heures pour évoquer le cas Qatar et puis froisser plus d’une personne par la même occasion, donc passons !

Mais aussi étonnant soit-il, tous ont en communs la propriété d’un riche héritier qui paradoxalement dit souffrir de problèmes d’argent … Prenons un dernier exemple, celui de Malaga en 2012 qui ne payait plus ses joueurs. Et pourtant, l’actionnaire majoritaire n’est autre qu’un « Al-Thani », membre de la famille princière du Qatar. Sans commentaires..

Morale de l’histoire : Monégasques, parisiens ou lensois, gare à vous, les mauvais payeurs sont souvent les nantis ! Et ce n’est pas d’aujourd’hui.

(Macky)

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